
« L’indépendance ne peut être la solitude. »
Par ces mots, le Président de la République donne une nouvelle épaisseur à notre dissuasion nucléaire. Depuis les premiers essais nucléaires en 1960, la France est forte d’une puissance dévastatrice, mais nécessaire pour assurer notre liberté.
Avec la « dissuasion avancée », notre doctrine nucléaire s’adapte à l’évolution géostratégique.
Au travers de leurs forces conventionnelles, nos armées travailleront en collaboration avec nos partenaires pour épauler une dissuasion comprise et crainte. Cette nouvelle approche impliquera la dilution d’une partie de notre force nucléaire sur le continent européen.
Il n’y aura ni partage de la décision, ni de la préparation, ni de la mise en œuvre de l’arme nucléaire française rappelle le Président de la République. Nos intérêts vitaux ne seront pas partagés, le nombre de tête dont nous disposeront ne sera désormais plus divulgué.
À partir de ce jour, le rehaussement de notre arsenal nucléaire est en marche.
Lors de son discours du 3 novembre 1959, le général De Gaulle formalisa la dimension européenne de notre doctrine nucléaire. Près de 67 ans plus tard, dans un contexte de bascule des États-Unis vers l’Asie, la France fait un pas de plus en ce sens.

©️Ewan Lebourdais ⚓️, peintre officiel de la Marine

